Magique Bosphore. On s’installe sur ses berges – ou mieux sur une terrasse "avec vue" – et on regarde le défilé incessant des bâteaux-bus, pétroliers, vraquiers, porte-conteneurs, voiliers, barques de pêcheurs, qui glissent lentement vers la Mer Noire ou la Mer de Marmara. Un soir, alors qu’une fois encore je cédais aux délices d’Istanbul, un ami m’a raconté une histoire qui circulait en ville depuis longtemps. Certaines nuits des sous-marins russes remonteraient le Bosphore, mais personne n’a pu le prouver… Il ne m’en a pas fallu davantage pour passer une nuit blanche. A mon tour, comme tant d’autres avant moi, j’ai fait le guet, du crépuscule jusqu’aux premières lueurs de l’aube. A un moment, j’ai vu, j’ai cru voir… peut-être. Je ne sais plus.








